« La solidarité et le professionnalisme ne sont pas monnaie courante dans les projets pour le développement », dit Montini. « C’est souvent que les programmes de recherche que nous étudions sont élaborés en Afrique mais non pas pour l’Afrique ». Le docteur Germano précisa que le Programme Dream a déjà touché 65.000 personnes dans 10 pays africains. « Nous proposons à nos patients des programmes d’éducation à la santé et ceci a un impact significatif dans les zones ou cette maladie est l’objet d’une exclusion sociale. Pour nous le patient et ses nécessités sont au cœur de nos actions. Ceci dit, nous comptons, bien sûr, sur la réussite des protocoles de santé, mais nous sommes aussi soucieux des répercussions à tous les niveaux de la personne, —entièrement prise en compte dans ce processus — comme celui de la dénutrition ( les antirétroviraux ne sont pas efficaces dans un état de dénutrition), de l’aspect culturel (beaucoup ne déclarent pas leur maladie par peur de l’exclusion) et finalement celui de la totale intégration des patients dans leur contexte social et familial ».
Devant la réalité de 22 millions de malades du Sida et en dépit des défaillances d’une politique de prévention menée depuis plus de 15 ans, les résultats d’un modèle comme celui de Dream, construit sur le terrain et centré sur la « compréhension des nécessités » sont très encourageants.