"L’éducation de la femme en Afrique est essentielle”.
John Odhiambo, recteur de l’Université Strathmore au Kenya.

John Odhiambo, recteur de l’Université Strathmore au Kenya est en Espagne pour solliciter l’aide financière de l’Union Européenne pour les étudiants qui ont de grandes difficultés pour s’inscrire à l’université.
Plus de soixante pour cent de la population africaine a moins de vingt et un ans et Odhiambo s’est appuyé sur cette donnée pour montrer combien l’investissement dans l’éducation des jeunes est un facteur porteur dans le développement.
Le manque d’enseignants à tous les niveaux de l’enseignement est, à son avis, l’un des problèmes en Afrique
En effet, l’Afrique du Sud, qui est pourtant l’un des pays les plus développés du continent, manque de 260.000 professeurs.
D’après le recteur de Strathmore, il n’y a que le 1% du Produit National Brut qui est consacré à l’enseignement, alors qu’en Espagne ce pourcentage tourne autour du 4 %. Au Kenya on y consacre le 7% et malgré cet effort consenti, il n’y a qu’un 1% des kenyans diplômé de l’université.
Au Kenya l’enseignement primaire est gratuit ce qui permet à presque 90% de la population d’avoir une formation de base. Le taux d’étudiants baisse très fortement étant donné le coût de l’inscription à l’université.
40.000 étudiants du Kenya terminent leurs études secondaires et sont suffisamment préparés pour l’enseignement supérieur, mais seulement 10.000 ont des bourses de l’État. De ce fait le reste des étudiants est obligé soit de poursuivre ses études à l’étranger ou d’arrêter son cursus.
Plus d’information.