concernant les reportages vidéo professionnels et les vidéoclips étudiants montrant bien la réalité de l’Afrique au-delà des stéréotypes a eu lieu le 12 novembre dernier.
Cette remise, en la Salle de la Promothèque du Campidoglio, à Rome, a été précédée d’une table ronde « Art et Culture en Afrique aujourd’hui ».
“ Pour quoi ce prix décerné à une communication sur l’Afrique ? Giovanni Mottini, président d’Harambee Africa International Onlus a expliqué combien “nous sommes convaincus de l’importance de la communication parce que nous pensons qu’on ne parle pas de l’Afrique de façon objective: on n’en donne que des mauvaises nouvelles et peu d’information positive nous parvient. […] Les Africains ne sont normalement présentés par les médias que comme des victimes de tragédies apocalyptiques et non pas comme des protagonistes d’aventures. […] Si l’on tient à les aider, il faut connaître la réalité de leur quotidien ; faire du chemin avec eux. Il est donc important pour un occidental de connaître non seulement les événements frappants, négatifs pour la plupart, mais les petites aventures de la vie quotidienne. Des histoires de héros au jour le jour, d’hommes et de femmes africains qui, au fil des jours, avec leur espoir et leur sourire, changent la face de leur pays, de leur continent. […] Voilà pourquoi nous avons créé un prix de communication sur l’Afrique pour diffuser une approche différente de la réalité du continent africain. Une façon de voir attentive à tout ce qu’il y a de positif et prometteur et ouverte aux espoirs des gens, un par un ».
Sonia D’Ottavio, journaliste de la RAI, modératrice du débat, a souligné, avec le professeur Martin Nkafu Nkemnkia, qu’il y a peu d’occasions de dialoguer. « Nous avons besoin d’occasions pour nous exprimer. On n’arrivera à partager vraiment nos cultures que si les Africains ont la possibilité de nous en parler ».
Ugo Tramballi, du journal italien Sole 24 Ore, évoqua son expérience personnelle après de nombreuses années de travail dans de différents pays africains. Il souligna l’énorme différence qu’il y a entre l’Africain moyen d’un haut niveau et la médiocrité de la classe dirigeante. Il insista aussi sur le besoin de considérer l’Afrique comme un partenaire, comme un allié et non pas comme un continent voué à recevoir l’aide paternaliste des autres pays.
C’est monseigneur Fortunatus Nwachukwu, chef du protocole de la Secrétairerie d’État au Vatican qui conclut le débat : « Comment peut-on vraiment aider l’Afrique ? Surtout en ne dramatisant pas. L’Afrique ne se meurt pas ! C’est nous, les Africains, qui devons assumer nos responsabilités, convaincus que si nous continuons de mettre nos problèmes sur le dos des autres, nous n’arriverons jamais à rien faire. C’est l’heure de regarder en face ». Il dit aussi que ce dont on besoin réellement les Africains c’est d’une amitié vraie, sincère.
Giuliano Frosimi, directeur de l’European Relations and Public Affairs di Lottomatica, entreprise partenaire d’Harambee Africa International dès les débuts, était aussi présent à cette remise de prix. Il a évoqué leur collaboration consolidée et l’unité de leur objectif et de leurs finalités.
Les prix de 5000, 1500 et 1000 respectivement, cédés aux activités de CGN-CAF et HappyChild ont été décernés aux gagnants :
- Stefano Belardini, 1er prix dans la série des documents audio-visuels avec “ YEL KABEYE, donne e futuro a Ouagadougou » produit par la RAI Acción Social-Focsiv.
- Marymount International School de Rome dans la série des vidéos clips pour “INSIGHT INTO GHANA: Living the Colors of Africa” de Federico Carnovale et Ivo Poklepovic et “AFRICA OLTRE IL SILENZIO” de Perla Perlini, Nathanel Dejene et Giorgio Fabio De Giuseppe
- À la Pan African University du Nigeria pour « The Music of Africa”, “My Africa”, “Africa in me”, “Africa: The Other Side”.