Harambee - All Together for Africa
Forum Harambee. Objectif d'Harambee et du Groupe Cremonini: Faire grandir le continent africain
Intervenants: Luigi Scordamaglia, AD du groupe Cremonini et Massimo di Nola, journaliste de Sole 24Ore Radiocor. Au centre du débat: la contribution des entreprises italiennes au développement de l'Afrique.
"On est en mesure de regarder différemment l'Afrique, comme une chance pour nos entreprises et pour les Africains eux-mêmes et non pas en termes d'exploitation ou d'assistance", assure M.Scordamaglia, responsable d'INALCO, société du groupe Cremonini, présente en Afrique depuis plus de vingt ans.
Le secteur agro-alimentaire est ouvert à une collaboration constructive avec l'Afrique car tout comme pour bien d'autres secteurs, l'Afrique n'est pas privée de ressources mais contribue à une meilleure organisation de la chaîne de production alimentaire locale".
Luigi Cremonini, fondateur d'un emprie dans le secteur de l'alimentation, est arrivé en Afrique il y a 21 ans, en Angola, alors que ce pays était plongé dans une guerre civile.
Il a misé alors sur un pays avec un potentiel immense en y distribuant de la viande, des denrées alimentaires et en produisant des hambourguers et de la charcuterie. Aujourd'hui Cremonini est aussi présent au Congo, dans la République du Congo, au Mozambique, en Algérie et bientôt au Nigéria.
“Le made in Italy est un point de réfèrence pour les gouvernements africains. Alors que nous avons une attitude d'assistance vis-à-vis de ce continent, eux nous choisissent pour développer des secteurs stratégiques de leur économie. Ils nous préfèrent aux modèles chinois ou brésilien. Désormais c'est l'Afrique qui impose ses règles".
Le modèle agro-alimentaire italien, dit Scordamaglia, s'adapte à l'Afrique parce qu'il est basée sur de petites réalités productrices, de haute qualité, dont la production est appréciée par un système industriel efficace qui transforme et commercialise les produits.
Par ailleurs, la contribution des entreprises italiennes est déterminante pour l'apprentissage car "actuellement dans nos établissements en Angola il y a 350 travaileurs africains pour un seul italien" et pour la création d'entrepreneurs locaux.
"Aujourd'hui, le rythme de croissance des pays africains est très rapide, les entreprises italiennes ne peuvent pas râter cette occasion". Par ailleurs, dit encore Scordamaglia, "pour que cette croissance soit un développement durable, les gouvernements locaux doivent mettre tout de leur côté en promouvant des investissements et des politiques agricoles appropriées.